Autres témoignages :
-
Heureux comme un poisson dans l'air :
Solutions informatiques pour l'industrie textile :
Le bois naturel :
130 entreprises :
L'aviation d'affaires à ... COLMAR :
Un troisième hangar :
Au cœur du pôle aéronautique :
A hésingue :
Mobiliser les énergies :
L'innovation, une seconde nature :
Université de Haute-Alsace / ENSISA
Université de Haute-Alsace / ENSISA
Une reconnaissance internationale
Pour ses recherches dans le domaine de l’automatique appliquée à l’automobile, le laboratoire MIPS de l’Ensisa / Université de Haute-Alsace a acquis une reconnaissance internationale. En outre, depuis un peu moins de dix ans maintenant, ses centres d’intérêt touchent également le domaine de l’aéronautique.
La commande anticipée des phares orientables commercialisés par Valeo... c’est le laboratoire MIPS (Modélisation Intelligence Processus Systèmes) en collaboration avec Valeo qui en est à l’origine. Le système d’aide à l’apprentissage de la conduite en auto-école, commercialisé aujourd’hui par MoveCoach, le MIPS est également au coeur des développements. Les recherches plus amont sur un futur véhicule autonome, encore lui.
Dans ce laboratoire travaille une équipe de 11 chercheurs et de 8 doctorants, explique Michel Basset, enseignant chercheur.
Ces chercheurs et ces doctorants ont l’habitude de travailler pour l’automobile. Ils ont comme partenaires industriels Clemessy, Renault ou encore Valeo et Good Year. "Et depuis 2003-2004, l’aéronautique nous propose régulièrement des projets. En effet, lorsque les avions manœuvrent au sol, les industriels ont certains problèmes à résoudre très proches de ceux de l’automobile. Or, notre équipe a cette spécificité en Europe : nous allons de l’étude scientifique amont jusqu’à la validation sur véhicule d’essais. Ce qui nous donne une reconnaissance internationale", explique Michel Basset.
Pour l’avion de demain
Le laboratoire rêve donc maintenant d’avions et collabore avec des industriels comme Messier Bugatti, Messier Dowty et Dassault. Ce que cherchent ces industriels : une simulation de plus en plus efficace des systèmes qui passe, notamment, par le développement de nouveaux outils et méthodes de modélisation appliquée à l’aide à la conception. Le but de la modélisation étant de permettre de diminuer le temps de la conception, tout en la rendant plus générique et plus fiable.
Dans le domaine de l’aéronautique, les industriels travaillent sur l’avion de demain, qui sera plus électrique et moins consommateur d’énergie, même au sol. Le laboratoire les intéresse par ses travaux en cours sur le véhicule autonome. "Ils réfléchissent à des formules de guidage de l’avion au sol de façon semi-automatique", explique Michel Basset.
En effet, jusqu’ici un avion qui a atterri, utilise en phase de taxiage ses réacteurs pour aller jusqu’à son emplacement de garage final ; ceci en consommant beaucoup d’énergie. De plus, le trafic aérien étant très dense, se pose le problème de l’optimisation de gestion des flux d’avions dans l’aéroport. Pour les phases de taxiage, l’enjeu est de substituer à la poussée des réacteurs des moteurs électriques qui seraient intégrés dans les roues de l’avion et qui permettraient le roulage à faible vitesse. Dans le même temps, il faut aider la tour de contrôle à gérer plus facilement les flux, donc à guider l’avion de façon semi-automatique. Le laboratoire de l’Ensisa travaille sur ces sujets, dans le cadre d’un grand maillage avec d’autres équipes de recherche, les projets étant aussi bien nationaux qu’internationaux.
Les travaux du laboratoire
Les phares orientables : sur le marché
Le laboratoire a par exemple mené des travaux de recherche sur les phares orientables. Une idée qui a débuté avec un projet pour les étudiants de deuxième année de l’école d’ingénieurs Ensisa. Il était question de trouver comment piloter les phares autrement qu’avec le volant, en modernisant les phares orientables qui équipaient la DS des années 60. Le projet de recherche a intéressé Valeo, il a duré cinq ans, fait l’objet de plusieurs brevets. Ces phares sont maintenant produits en série par Valeo.
Projet Tracecard : produit en cours de commercialisation
Le projet franco-norvégien Tracecard, où le MIPS apporte toute son expertise du domaine, a donné naissance en 2011 à la société MoveCoach pour la commercialisation d’un outil embarqué d’aide à l’apprentissage de la conduite auprès des auto-écoles. Grâce à différentes informations embarquées et notamment celles issues de caméras, le moniteur d’auto-école peut enregistrer et revenir immédiatement sur une situation de conduite délicate afin de faire prendre conscience à l’élève de son erreur. Cette nouvelle approche, validée auprès d’auto-écoles du Haut-Rhin et de Norvège, augmente considérablement l’efficacité des leçons.
Le véhicule autonome : essais à l’automne
Cette recherche est en cours. Le laboratoire cherche comment faire évoluer un véhicule de façon autonome, en utilisant notamment des données GPS, mais en sachant aussi comment compenser ces données si elles ne sont pas reçues correctement. Pour cela, le laboratoire travaille sur la fusion des données pour garder, dans tous les cas, la maîtrise des informations avec une meilleure précision possible. Des essais seront faits sur circuit dès cet automne.





